Emeutes du 17 Octobre : LFI : le poison mortel de la République
Le 17 Octobre au soir et le 18 Octobre au matin, la France a découvert l’ampleur des dégâts causés par les casseurs durant les manifestations du 17 Octobre. Pour mémoire, le 17 Octobre ont eu lieu des mobilisations aux revendications fourre-tout : à la fois les résurgences du mouvement lycéen portant toujours les mêmes revendications, le retour des gilets jaunes mobilisés contre la vie chère (essence notamment). D’autres revendications étaient présentes : les jeunes pour le climat, des drapeaux Palestiniens étaient aussi visibles… Bref, la caverne d’alibaba des revendications. Et cette mobilisation a donné lieu à de la casse et des pillages dans beaucoup de villes : les métropoles (Paris, Lyon, Marseille, etc…) mais aussi beaucoup de villes moyennes. Nous avons tous notamment en tête l’image de l’hôtel de ville de Limoges (bâtiment datant du XIXème siècle) qui a brûlé et qui ne sera jamais intégralement récupéré. Les chiffres officiels sont édifiants : 1500 commerces saccagés, 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers blessés. La tendance à la violence n’est que croissante depuis 2016 environ : Loi El Khomri, gilets jaunes, mouvement contre la réforme des retraites, les 1er mai qui dégénèrent systématiquement, les émeutes suite à la mort de Nahel… La liste est longue et tout le monde s’habitue à la violence, preuve en est de l’extrême violence dont ont fait preuve des lycéens il y a encore quelques semaines. LFI dénonce les violences sur le bout des lèvres tout en cherchant presque à les excuser en mettant en cause la vie chère, les inégalités socio-économiques qui justifieraient la violence. Certains influenceurs d’extrême gauche, certains groupuscules d’extrême gauche comme révolution permanente ou le NPA soutiennent ouvertement ces violences les jugeant comme nécessaires. Nous le verrons plus tard, mais la distinction entre LFI et cette violence n’est qu’illusion et LFI est un mouvement qui a directement participé à favoriser cette violence.
Un président et un dispositif de sécurité pas à la hauteur
Emmanuel Macron a tenu une allocution le lendemain de ces émeutes, pour, comme souvent lors de ses prises de parole, enforcer les portes ouvertes et enchaîner les banalités. Evidemment qu’il était bienvenu et même impérieux que le Président de la République condamne les violences. Mais en dehors des condamnations qu’a-t-il annoncé ?: Rien. La mesure qui aurait dû être annoncée, c’est l’instauration de l’état d’urgence. L’état d’urgence, ce n’est pas une mesure cosmétique, cela permet aux maires et préfets d’instaurer des couvre-feux, d’interdire des rassemblements, de réaliser des perquisitions.
Au-delà de ça le ministère de l’intérieur aurait dû déjà prendre des mesures pour dissoudre les organisations d’extrême gauche qui ont explicitement apporté leur soutien à ces violences : révolution permanente, le NPA, les mouvements autonomes et pourquoi pas LFI.
Mais surtout ce qui pose question c’est la faiblesse du dispositif de sécurité : 60 000 policiers mobilisés, pour 550 000 manifestants, cela fait un policier pour 9 manifestants, c’est extravagant. Evidemment, il était difficile d’anticiper le fait que des casseurs venus de banlieues allaient se mêler aux manifestations, mais soyons sérieux : tout le monde savait, et les renseignements l’avaient dit en amont, que des groupuscules d’extrême gauche allaient être présents et il n’y avait pas besoin d’être Albert Einstein : il ne s’agissait pas d’une intersyndicale où, en principe, les manifestants sont beaucoup plus encadrés par les services d’ordre. Ici, nous avions affaire à une manifestation spontanée sans organisateurs, venue des réseaux sociaux. Le gouvernement ne découvre pas ce genre de mouvements : c’était exactement le même principe que les gilets jaunes en 2018. L’an dernier, un mouvement similaire avait eu lieu le 10 Septembre – le fameux mouvement « bloquons tout » venu des réseaux sociaux- et Bruno Retailleau, alors ministre de l’intérieur, avait alors décidé de mobiliser 80 000 membres des forces de l’ordre, et l’effet s’était fait voir sur le nombre de casses et de pillages beaucoup plus inférieur. Pourquoi un tel dispositif n’a pas été reconduit alors que cela fait plus d’un moins que la date de mobilisation était connue ? Il s’agit d’un amateurisme flagrant de la place de Beauvau. Evidemment, qu’un dispositif de 80 000 policiers et gendarmes n’aurait pas empêché toutes les casses et tous les pillages mais cela aurait eu un effet sensible : samedi dernier les forces de l’ordre n’ont pas réussi à faire face à la fois aux manifestants et aux casseurs. Aussi, beaucoup de commerçants en grande ville disent avoir reçu extrêmement tard (début d’après-midi seulement) la consigne de fermer, ce n’est pas normal non plus et démontre un défaut d’anticipation.
Les pseudo « violences policières »
LFI a trouvé son responsable : les violences policières (et donc le dispositif du maintien de l’ordre). Ils ne cessent de parler des « violences policières » et du dispositif de maintien de l’ordre : le choix d’aller au contact de la part des forces de l’ordre, de réaliser des nasses, l’usage de LBD ou de grenades de désencerclement. Ils dénoncent les actes de violence qu’auraient connu des manifestants (mains arrachés, éborgnés, etc…).
Il est bon de reprendre les faits point par point :
Concernant d’abord, la personne avait la main arrachée dont LFI parle souvent, ce jeune homme, même s’il a vécu quelque chose de dramatique a eu la main arrachée parce qu’il a ramassé une grenade de désencerclement. Peut-être est-ce un scoop pour certains, mais une grenade : ça explose ! Il est évident que s’il a ramassé cette grenade ce n’était pour débuter une collection mais bien pour la lancer sur les policiers ! Peut-être est-ce cru de le dire de cette manière, mais s’il n’avait pas ramassé cette grenade, il aurait aujourd’hui ses deux mains.
Concernant les tirs de LBD souvent dénoncés par la gauche, ils sont plus que nécessaires ppur une raison simple : il s’agit d’armes intermédiaires, face à des manifestants ultra-violents qui envoient des pavés sur les forces de l’ordre, voire pire, les forces de l’ordre n’ont d’autres choix que d’utiliser ce type d’armements, sinon elles seront dans l’obligation, pour se défendre, d’utiliser des armes létales ce qui aurait des conséquences encore plus catastrophiques. Souvent l’argument avancé est que les militants blessés (perte d’un œil d’un bras etc…) étaient pacifistes. Que cela soit vrai ou non, il est bon de rappeler que les forces de l’ordre agissent de cette manière quand ils font face à des militants violents. Une majorité de cortèges ont pu manifester pacifiquement sans aucune violence de part et d’autre, il est bon de le rappeler. Ce qui signifie que si ces militants blessés étaient « pacifistes » ils faisaient néanmoins partie d’un groupement violent, et donc la solution quand une personne manifestante voit que la situation dégénère, c’est de partir…
Concernant le schéma national de maintien de l’ordre, modifié en 2018 après le mouvement des gilets jaunes, celui-ci préconise effectivement d’aller systématiquement au contact avec les manifestants. Cette méthode pose questions car elle provoque des blessures chez les policiers et gendarmes, mais elle permet aussi de procéder à des interpellations beaucoup plus rapidement, et elle permet aussi aux policiers de faire face à des évènements tels qu’un départ de feu ou des pillages notamment par la création d’unités mobiles telles que la Brav-m.
Ce qui est étonnant c’est de ne pas avoir pris le choix d’utiliser les moyens mobiles que la police avait à disposition. Les policiers ont été extrêmement statiques ce qui les a empêché de faire face à la fois aux manifestations et aux pillages. Néanmoins, le problème initial vient avant tout du fait que les forces de l’ordre étaient débordées car en sous-effectif, et le cœur du problème vient de là. Il est aussi nécessaire de repenser le schéma de maintien de l’ordre pour l’adapter à ce nouveau phénomène que sont les pillages et plus généralement la guérilla.
A ceux qui parlent de « violences policières » il est bon de rappeler que 150 membres des forces de l’ordre ont été blessés en une seule journée et que ceux-ci ont fait face à une extrême violence tout comme beaucoup de commerçants, qui, en une journée, ont perdu le travail d’une vie pour certains.
Pourquoi LFI est responsable
Selon les premières condamnations, le profil des pilleurs et émeutiers est assez hétérogène : regroupant à la fois des militants d’ultragauche et des émeutiers venus de banlieues comme en 2023. Depuis le 17 Octobre, Mélenchon et les autres cadres de LFI, tentent, de manière plus ou moins habile, de se distinguer des émeutiers. Pour autant, même si, a priori les militants arrêtés ne sont pas des proxys de LFI, ce parti porte néanmoins une immense responsabilité dans les évènements. La France Insoumise depuis plusieurs années tient une rhétorique incendiaire. Rappelons qu’en 2023, lors des émeutes suite à la mort de Nahel, le parti avait refusé d’appeler au calme ouvertement, et que certains élus comme Alma Dufour avaient dit ouvertement que la fin justifie les moyens en parlant des émeutes la même année, cela pose question. Rappelons que Mélenchon parle ouvertement de « révolution citoyenne » ou plus récemment d’abattre la citadelle et le système. rappelons que Antoine Léaument a clamé ouvertement son admiration pour Maximilien de Robespierre, que LFI n’a pas coupé les ponts avec Raphael Arnault et la Jeune Garde, groupuscule dissout et dont le président a été condamné pour violences en réunion. Rappelons qu’il y a quelques années Thomas Portes avait posé avec un ballon à l’effigie de l’ancien ministre du travail olivier dussopt. La violence est ancrée chez LFI, elle fait partie de son ADN idéologique. Il s’agit d’un mouvement séditieux, et même si les casseurs ne sont pas forcément des proxys de LFI, la rhétorique incendiaire de ce parti depuis 2023 en particulier à la fois lors du mouvement contre la réforme des retraites, après la mort de Nahel ou l’antisionisme développé depuis le 7 octobre 2023, encouragent clairement à la violence.
Il est essentiel aussi de rappeler que beaucoup de comptes d’influenceurs ou d’organisations d’extrême gauche légitiment cette violence au titre que la Révolution est intrinsèquement violente (et citent souvent en référence 1789 ou mai 68). Il est bon de rappeler qu’en 1789 les revendications étaient nettement plus légitimes avec des inégalités beaucoup plus flagrantes. De plus, si 1789 a apporté de réels progrès mineurs, cette Révolution a aussi accouché de la Première République et de la Terreur soit une des phases les plus totalitaires de l’Histoire de France.
Enfin beaucoup disent « ce ne sont que des vitrines, c’est rien par rapport aux blessés » et disent aussi que de toute façon, les commerçants seront indemnisés par les assurances. La question ce n’est pas uniquement des vitrines : c’est la perte d’une vie de travail derrière cette vitrine et derrière les pillages. Ce sont des commerçants innocents qui voient leur outil de travail dégradé. Et il est essentiel de rappeler que tous ne seront pas indemnisés à 100 %, en particulier, ceux, nombreux, qui ont l’habitude de voir leurs vitrines dégradées à chaque manifestation. Derrière ces fausses excuses se cache souvent un anticapitalisme simplet qui assimile les petits commerçants au grand capital.
Pour conclure : le pire est à venir ?

Visiblement la société française est amenée à connaître au fur et à mesure que les années avancent, des mouvements de plus en plus violents. Le dispositif policier annoncé alors que les gilets jaunes ont prévu de manifester le 24 Octobre est aberrant. Seulement 10 000 policiers de plus soient 70 000 au total mobilisés, c’est moins qu’il y a un an avec pourtant un mouvement nettement moins violent. Visiblement le ministère de l’intérieur n’a pas tiré pleinement les leçons des évènements de samedi dernier. Ce qui est certain, c’est que les commerçants, pour beaucoup, ne se relèveront pas d’un deuxième 24 Octobre. En tous cas, s’il y en a une qui peut sabrer le champagne : c’est Marine Le Pen ! A quelques mois de la présidentielle je doute fortement qu’elle espérait un tel cadeau. D’ailleurs, plus personne ne parle ni de ses déboires judiciaires ni des accusations de tenue de propos antisémites de Bardella. Chaque jour l’extrême gauche rapproche le RN du pouvoir. En attendant 2027, il est essentiel de rappeler – et cet évènement le démontre- que LFI est l’unique véritable danger pour la République et qu’à nouveau, il convient de faire barrage à ce parti s’il venait à se qualifier au second tour, peu importe le parti en face.
