Un regard sur l'actualité politique par un jeune
C’est l’actualité qui domine les quelques derniers jours : le mouvement lycéen qui sévit en France et se traduit par des blocus dans plus de 500 établissements. Un mouvement aux revendications très diverses Il ne s’agit pas d’un mouvement unifié, d’ailleurs, les syndicats lycéens sont assez peu présents, il s’agit davantage d’un mouvement hétéroclite spontané aux revendications diverses parfois certains blocus portent aussi des doléances propres à l’établissement concerné. Ce mouvement a été rejoint par plusieurs universités, 30 étaient bloquées vendredi dernier. Ce mouvement sature l’espace médiatique, avec une appropriation très forte – et non surprenante- de la part de la France Insoumise, en témoigne la présence des cadres du parti à plusieurs blocus. Les militants lycéens et LFI dénoncent, eux les violences policières, alors qu’au même moment, nous avons tous vu des scènes d’une violence extrême notamment dans le lycée de Nantes qui a pris feu pour ne citer que cet exemple. Il est nécessaire de rappeler quelques vérités générales avant de revenir sur le mouvement et notamment la question des « violences ».
C’est l’une des cibles majeures du mouvement lycéen depuis maintenant bientôt deux semaines : Parcoursup ! La plateforme recueillant les vœux des lycéens pour l’enseignement supérieur depuis 2018 (succédant à APB) est en effet au cœur de toutes les critiques : manque de transparence, l’impression que c’est la « loterie », le stress que créerait la plateforme du fait du contrôle continu ou encore la place trop importante laissée à l’algorithme au détriment de l’humain. À quelques mois de la présidentielle, plusieurs partis proposent de supprimer la plateforme (sans évidemment dire par quoi ils la remplacent) : LFI, PS, écologistes, PCF… Le gouvernement a ainsi annoncé sa suppression d’ici 2028, un joli cadeau fait au successeur d’Emmanuel Macron.La réalité c’est que Parcoursup n’est qu’une plateforme qui fait office d’intermédiaire entre le candidat et la formation qu’il souhaite poursuivre.
Comme nous avons pu le voir lors du précédent article, dans ces temps de débat budgétaire, nous avons pu assister à un concours-Lépine des propositions les plus simplistes, je ne vais pas revenir dessus. La réalité, c’est que le véritable problème ne vient pas des recettes, dans un pays avec 48 % de prélèvements obligatoires, il vient des dépenses publiques. Pourtant, si la réduction du train de vie de l’Etat, des dépenses de fonctionnement, du nombre d’emplois publics est essentielle, la priorité des priorités reste la réduction de la dépense sociale
Une vision positive (et discordante) de l'écologie
Comme vous le savez sans doute, les prochaines élections européennes ont lieu le 9 Juin 2024, soit, ce dimanche. Comme vous le savez sans doute également, ces élections auront un enjeu capital politiquement et géopolitiquement. Cet article décryptera les enjeux économiques et environnementaux de cette élection et examinera les programmes des candidats sur ce thème.
