Mort de Quentin Deranque à Lyon : la peste rouge
C’est une affaire dont il est impossible de ne pas avoir entendu parler, la mort de Quentin Deranque à Lyon. Petit rappel des faits : le 12 Février 2026 s’est tenue une conférence de Rima Hassan au sein de l’IEP de Lyon. Devant l’IEP, en guise de protestation des militantes du collectif Némésis, un groupuscule se revendiquant ouvertement « féministe identitaire » a souhaité perturber cette conférence en déployant des banderoles. En « riposte » des militants d’extrême gauche s’en s’ont pris physiquement aux militantes, parmi ces dernières une a été plaquée au sol. Peu de temps après un autre affrontements éclate, et Quentin Deranque se voit asséné des coups mortels par plusieurs militants, présumés antifascistes ce qui conduit à d’abord sa mort cérébrale deux heures plus tard puis à sa mort deux jours plus tard. A l’heure qu’il est – et il est important de rappeler que l’enquête est toujours en cours- le parquet retient l’accusation d’homicide volontaire, c’est-à-dire des coups donnés avec volonté de donner la mort. Ceci est la version officielle décrite par le procureur de Lyon. D’autres versions alternatives ont été amenées par des « médias » d’extrême gauche dont contre-attaque et le Canard Enchainé, qui disent qu’il y aurait une bataille 20 contre 20 (20 militants antifas contre 20 militants d’ultradroite), ce qui selon ses médias, contredirait la thèse du lynchage et parlerait plutôt d’une rixe qui aurait mal tourné. Les journaux affirment même que les militants d’ultra-droite auraient débuté la rixe. Il est important de préciser, qu’à ce stade, ce n’est pas la version officielle et à titre personnel entre un procureur qui mène une enquête judiciaire appuyée par des individus dont c’est le métier et des médias d’extrême gauche plus que partiaux, j’ai plutôt tendance à croire la première personne. De plus, rien ne permet d’affirmer que les quelques vidéos diffusées de cette rixe n’infirment la thèse initiale et encore moins le récit du procureur. En d’autres termes, oui cette rixe a existé mais elle ne contredit rien de la thèse qui reste officielle à ce stade, celle d’un guet apens. D’ailleurs rien ne prouve que Quentin Deranque était présent lors de cette rixe puisque tout le monde était cagoulé.
L’idéologie de Quentin Deranque a été mise en avant, il appartenait à des groupes identitaires et royalistes. Bien que cela soit vrai et que l’idéologie qu’il défende soit contestable sous plein d’aspects, rien ne peut justifier la mort de quelqu’un pour ses idées. En réalité, ce drame met en lumière plusieurs choses : la dangerosité de l’extrême gauche mais aussi la problématique universitaire que met en lumière ce terrible évènement.
Petit rappel des faits

Quand Jean-Luc Mélenchon disait sans aucune honte « la police tue » force est de constater qu’aujourd’hui c’est l’extrême gauche qui tue. Onze personnes ont été interpellées, évidemment cela ne signifie pas qu’elles seront condamnées et donc qu’elles sont coupables. Pour autant, parmi les onze individus interpellés deux sont des collaborateurs parlementaires d’un député LFI : Raphaël Arnault. Parmi eux, 4 membres sont des militants actifs de la jeune garde antifasciste, fondée par Raphaël Arnault. La Jeune Garde est un groupuscule d’ultragauche, dissout en 2025 sur ordre de Bruno Retailleau, qui vise à lutter contre l’ultradroite à Lyon. Il faut savoir que LFI mais aussi Marine Tondelier ont signé des tribunes pour s’opposer à cette dissolution et que Mélenchon a réaffirmé, pas plus tard qu’hier son soutien plein et entier à Raphaël Arnault comme à la Jeune Garde. Jean-Luc Mélenchon avait aussi dit ouvertement que la Jeune Garde est l’alliée de LFI. Manuel Bompard nous apprend même qu’en réalité ce groupe serait seulement dans la défense. Ceci est totalement faux : huit membres de la jeune garde s’en s’ont pris à une jeune de 15 ans, soupçonnée d’appartenir à la ligue de défense juive. La motivation pour raisons ethniques ou religieuses a été retenue par le parquet pour qualifier ces actes de violence. Il était assez étonnant pour des prétendus « antifascistes » de s’en prendre à des individus en raison de leur religion. Raphaël Arnault a été définitivement condamné pour violences en réunion. En clair, il y a une probabilité relativement élevée qu’un membre de la jeune garde soit directement impliqué dans le meurtre de Quentin Deranque. La jeune garde est soutenue encore ouvertement par LFI. Par conséquent, LFI est directement liée à cette affaire, si elle avait choisi dès le début de cette affaire de se désolidariser de ce groupuscule et d’exclure Raphaël Arnault, cela aurait été différent.
LFI participe à ce climat de violence

La violence politique, d’où qu’elle vienne est condamnable, le problème est que LFI a participé plus que jamais à ce climat de violence. Thomas Portes, député LFI, a posé avec un ballon à l’effigie d’un ministre et c’était seulement en 2023. La même année, Aurélien Saintoul député LFI avait traité Olivier Dussopt d’assassin en plein séance parlementaire. La même année encore le même parti avait refusé d’appeler au calme durant les émeutes de juin et la députée Alma Dufour avait même déclaré « la fin justifie les moyens ».
C’était seulement en 2023, à l’époque LFI était presque modérée par rapport à aujourd’hui. Depuis Rima Hassan est devenue l’égérie de LFI, rappelons son très modeste palmarès :
- Menaces de mort répétées sur François-Xavier Bellamy mais aussi très récemment (six jours) sur une journaliste du Parisien, car celle-ci avait refusé d’évoquer entre Jeffrey Epstein et le Mossad (rappelons qu’à ce jour ce lien n’a pas été prouvé)
- A qualifié les actions du Hamas de « légitimes » et qualifié le groupe terroriste de « résistance armée »
- Est très adepte du slogan « from the river to the sea” qui est un slogan appelant à la destruction d’Israël.
Par son choix de la radicalité antisioniste sur le thème de Gaza, par le choix de l’outrance permanente, attise la violence dans ce pays. LFI est un mouvement qui s’éloigne de plus en plus du cadre républicain, en témoigne récemment, l’appel de LFI à faire la révolution citoyenne. Certains cadres du parti comme Antoine Léaument ne cachent pas leur admiration pour Robespierre, très gentil dirigeant connu pour ses méthodes quelques peu répressives envers les opposants qui n’ont rien à envier à celles employées par les dictateurs contemporains. LFI après les élections de 2024 n’a pas hésité à employer l’expression trumpiste « d’élection volée » et Adrien Quatennens a même appelé à « marcher sur l’Assemblée Nationale ». LFI est un parti d’extrême gauche qui se caractérise par sa brutalité, par ses dérives antisémites (le soutien apporté par Soral à Mélenchon en est la preuve)., et même plus récemment par sa dérive racialiste, en reprenant les thèse contestée de la racialisation de certains individus qui enferme les individus dans des identités raciales déterminées par leur couleur de peau ou leur religion. Il suffit de voir les déclarations de Carlos Martens Bilongo ou de Danièle Obono pour en avoir la preuve. Certains disent que les principaux auteurs de violence sont issus de l’ultradroite. D’une part, ce n’est pas parce-que certains font des crimes que cela excuse les autres. De plus, beaucoup de médias souvent très marqués à gauche inversent tout et font des parallèles entre des crimes racistes, aussi horribles soient-ils commis par des individus seuls et un lynchage commis par une dizaine d’individus d’une organisation à une centaine de mètre d’une université. Tout crime est condamnable encore plus s’il s’agit d’un crime raciste, tout groupe extrême violent doit être dissous, et cela peut paraître être un scoop mais c’est déjà le cas, un nombre absolument saisissant de groupuscules d’ultradroite en particulier à Lyon ont été dissous, jusqu’en 2025, et c’est une très bonne chose. Le fait est cependant, que pendant des années la menace d’ultragauche a été sous-évaluée face aux menaces d’ultradroite et islamistes. Preuve en est que la dissolution de la Jeune Garde n’est intervenue qu’en 2025 alors que les groupes d’ultradroite font l’objet de dissolutions depuis bien plus longtemps à Lyon.
La problématique des universités
Parlons à présent des universités, car il s’agit d’un sujet majeur dans cette affaire. Une chose choque dans cette histoire : l’institut d’Etudes Politiques de Lyon a été victime de vandalisme en mai 2024, dans le cadre d’une occupation par des militants d’extrême gauche en soutien à la Palestine. Cette occupation aura provoqué la fermeture de l’IEP pendant une semaine. Durant cette nuit d’occupation plusieurs personnalités politiques sont entrées à l’IEP en toute illégalité pour soutenir les occupants. Parmi ces personnalités : Mathilde Panot et Rima Hassan. Comment peut-on décemment inviter Rima Hassan dans cet IEP alors que moins de deux ans avant elle a commis un acte illégal d’effraction dans cet IEP et y a incité à l’insurrection. Ce qui paraît encore plus troublant est le dispositif de sécurité : inexistant. Il est aberrant qu’aucun membre des forces de l’ordre n’ait été présent aux abords de l’IEP alors que le risque de trouble à l’ordre public était objectivement prévisible et il faut aussi une enquête concernant les moyens mis en place par les préfectures et des sanctions si défaillances il y a eu. Plus troublant encore : la déclaration de la directrice de l’IEP lors d’une interview donnée au Figaro « j’ai considéré qu’il n’y aurait pas de risque de trouble à l’ordre public en invitant Rima Hassan ». Premièrement cela contredit le narratif de l’IEP donné dans les médias les jours d’avant qui disait que tout avait été mis en œuvre au niveau de la sécurité et surtout, cela montre une immense impréparation face à des dérapages prévisibles vu le passif de l’eurodéputée.

En réalité, cet évènement, montre clairement l’emprise de l’extrême gauche sur l’IEP de Lyon d’une part, mais plus généralement les IEP et les facultés de SHS. Emprise qui se voit par les conférenciers invités : 28 % issus de la gauche, 9 % de la gauche radicale, 2 % pour la droite et 0 % pour la droite radicale (source : Hexagone). Le RN n’est jamais invité dans les IEP, e n’ai aucune sympathie pour ce parti mais dans la mesure où il s’agit du premier parti représenté à l’Assemblée Nationale, et dans la mesure où sont reçus en grande pompe les représentants de LFI et en particulier Rima Hassan malgré ses propos carrément choquants, le RN devrait être reçu sinon c’est antidémocratique. Rappelons que les IEP sont 100 % publics. Cette emprise a été dénoncée par Fabrice Balanche qui décriait au sein de l’IEP de Lyon une domination des thèses d’extrême gauche concernant les études relatives au Moyen-Orient. Cette domination s’exerce par le fait que des thèses comme la racialisation soient étudiées en sociologie sans réelle remise en cause, que le déterminisme soit présenté comme un dogme dans cette même discipline tout comme les écrits Bourdieusiens ou encore que des séminaires sur le genre, la race et l’inclusion soient obligatoires sans qu’à aucun moment ne soit questionnée la notion de genre qui, pourtant, fait débat dans le milieu scientifique. Les multiples blocus dans les IEP et en particulier l’IEP de Lyon montrent aussi une emprise de l’extrême gauche dans ces établissements. Tant que le sujet de l’université, en particulier du pluralisme dans celles-ci, de la lutte contre cette emprise de l’extrême gauche ne sera pas posée des faits similaires se reproduiront.
L’extrême-gauche tue et les macronistes ont une part de responsabilité

Pour conclure, l’extrême gauche tue, mais les macronistes ont aussi une part de responsabilité. Ils sont complices quand ils ont choisi de vendre leur âme républicaine aux dernières législatives en se désistant au profit de candidats insoumis. Rappelons qu’à cause des macronistes, Alma Dufour a été réélue, Raphaël Arnault a été élu. Les macronistes ont même fait réélire David Guiraud antisémite notoire qui a repris l’expression « Dragons célestes » utilisée par la fachosphère pour désigner les individus de confession juive et qui selon son propre père se serait politisé par les vidéos de Soral et de Dieudonné. Ils ne sont donc pas les mieux placés pour donner des leçons de républicanisme. Evidemment cela n’englobe pas ceux qui sont restés dignes face à cette ineptie et ont refusé d’appeler à voter LFI : Edouard Philippe, Aurore Bergé, François Bayrou, etc….
De plus, il est évident que parler de la dangerosité de LFI n’empêche pas de souligner les liens gênants qu’entretient le RN avec des personnalités issues du GUD et autres groupuscules nationaux-révolutionnaires. La différence est que quand ça arrive à l’extrême droite, les cadres du parti ne soutiennent pas ouvertement le GUD, LFI soutient ouvertement la Jeune Garde. D’ailleurs, quand des individus proches du RN disent lutter contre l’axe « americano-sioniste » ça rappelle étonnamment le vocable des militants d’extrême gauche qui nourrissent une obsession à l’égard des sionistes.
Il n’y a pas de front républicain possible avec des antisémites et des individus appelant à la violence. Aujourd’hui il faut le dire :le parti le plus dangereux sur l’échiquier politique n’est plus le RN, c’est LFI. Un front républicain total pour les prochaines élections doit être imposé face à ce parti et sur ce blog l’appel sera toujours à voter contre le candidat face à LFI y compris si celui-ci est issu du Rassemblement National. La responsabilité des partis de gauche est aussi totale : en s’alliant avec LFI ils ont participé à la légitimation de ce genre d’actes. Ce qu’il se passe est un drame, surtout que ce climat extrêmement malsain- qui se manifeste avec un débat de plus en plus violent et des manifestations récentes de groupuscules d’extrême droite – ne favorise que la division de la société et la polarisation. Une situation qui chaque jour rappelle ce qu’il s’est passé et se passe outre-atlantique. Les « antifascistes » sont aujourd’hui en train d’offrir la victoire au RN pour 2027, et alors que la majorité des français ne se reconnaît pas dans cette brutalisation du débat, il serait plus que temps que les forces politiques responsables se réveillent.
